Oiseau vert

L’Oiseau vert

Texte et mise en scène
Hugo Bélanger

D'après Carlo Gozzi

Attention : détournement de classique…

Les jumeaux Renzo et Barbarina découvrent, le jour de leur dix-huitième anniversaire, que Truffaldino et Smeraldina, qu’ils croyaient être leurs parents, les ont plutôt trouvés sur une rivière où ils dérivaient, abandonnés. Désireux de connaître leur véritable famille, ils quittent la triperie de leurs parents désormais adoptifs et partent à l’aventure. Avec l’aide d’un étrange oiseau vert, ils devront affronter la «méchante et cruelle » reine Tartagliona, sorcière aux multiples pouvoirs et mère du roi Tartaglia qui ne cesse de pleurer la disparition de sa femme Ninetta et de ses deux enfants disparus il y a de cela dix-huit ans…

Conte « fiabesque » de Carlo Gozzi, l’Oiseau vert se voulait d’abord et avant tout une réponse aux réformistes du théâtre italien et à son chef de file, Carlo Goldoni. Même si le temps a finalement donné raison à son ennemi, Gozzi a prouvé avec succès que la comédie italienne n’avait pas besoin du réalisme de Goldoni pour plaire et qu’en ce XVIIIe siècle dominé par les Lumières et la Raison, l’être humain avait d’abord besoin de rêve et de magie.

Deux cent cinquante ans plus tard, l’Homme est encore et toujours dominé par la (dé)Raison et les Lumières de jadis sont devenues la technologie d’aujourd’hui. Et, pourtant, l’Homme moderne a plus que jamais besoin de rêve et de magie. Si Gozzi s’est servi d’un vieux conte de nourrice pour triompher de Goldoni, nous avons décidé de nous servir de la pièce de Gozzi pour faire triompher la magie qui nous fait rêver : celle du théâtre et de ses conventions.

Véritable hommage au théâtre et à sa liberté créatrice, l’Oiseau vert, commedia dell’arte… plonge le spectateur dans le théâtre rêvé de son enfance où le quatrième mur n’existe pas, où l’ennui n’a pas sa place et où tout est encore possible. Changements de costumes à la vue, musique interprétée en direct, marionnette et masques… Tout montrer et ne rien cacher afin de faire apparaître la plus belle magie qui soit : celle du théâtre.

Acteurs
Annick Beaulne
Catherine Ruel
Barbarina, Ninetta
Martin Boileau
Philippe Robert
Renzo, Tartaglia
Bruno Piccolo
Claude Tremblay
Truffaldino, Pantalon
Carl Poliquin Oiseau vert, Zanni, Chef de la troupe
Audrey Talbot
Maude Desrosiers
Smeraldina, Tartagliona
Patrice d'Aragon
Catherine-Amélie Côté
Le Musicien
Concepteurs
Texte et mise en scène Hugo Bélanger
Assistance à la mise en scène Émilie Gagné-Prud’homme
Catherine Vallée-Grégoire
Scénographie et costumes Véronic Denis
Conception des éclairages Martin Gilbert
Conception musicale Patrice d’Aragon
Confection des masques Philippe Pointard
Louis David Rama
Marie-Pier Fortier
Marionnette et accessoires Émilie Gagné-Prud’homme
Marie-Line Gilbert
Direction de production et direction technique Michel Tremblay
Jean-Philippe Charbonneau